Didier Guilbaud, président sortant de l’ADBDP, Direction Départementale du livre et de la lecture de Touraine (Indre-et-Loire)

 

Nous allons procéder à la clôture officielle de ces journées d’étude en présence de Monsieur le Vice-président du Conseil général et Monsieur le Maire de Vittel, que je suis heureux d’accueillir à cette tribune, pour ma dernière intervention publique en tant que Président de l’ADBDP. À l’issue d’une assemblée générale extrêmement riche durant laquelle nous avons travaillé pendant plus de deux heures et demie et du conseil d’administration, nous avons une nouvelle et jeune présidente en la personne de Corinne Sonnier que je vous demande d’applaudir.

Je me permettrai puisqu’il s’agit de la fin de mon mandat d’évoquer quelques points particuliers. J’ai pris la présidence de l’association à la suite d’un intérim, Martine Blanchard ayant été nommée à la Direction du livre, « partie chez l’ennemi » pour reprendre les propos d’un collègue à l’époque. Nous avions organisé avec elle les journées d’étude de Metz où j’ai été élu président par le conseil d’administration et c’est dans cette même région que je quitte ces fonctions avec beaucoup de plaisir et de joie car ce que nous avons fait ensemble a été extrêmement enrichissant. Je n’ai aucun regret, j’ai préparé tranquillement ma retraite en motivant Corinne pour qu’elle accepte de prendre le flambeau et je suis très heureux qu’elle ait accepté car je suis persuadé qu’elle saura conduire cette association là où elle doit aller.

Pour ma part, le fil directeur suivi durant ces six dernières années n’a pas toujours été simple. Je suis un militant de la lecture publique et mes maîtres, si je peux dire, sont René Fillet et Michel Melot qui m’ont beaucoup aidé. René Fillet que j’ai rencontré pour la dernière fois lors du 50e anniversaire des BCP-BDP m’avait dit « Venez me voir en Indre-et-Loire » alors que je n’y étais pas encore. Hélas, il est décédé peu de temps après.

Tout ce que nous avons fait ces dernières années consistait à ancrer notre association, et notre profession particulière de directeurs de bibliothèques départementales, encore plus dans la territorialité, pour reprendre des termes qui nous sont communs depuis le début de ces travaux. Le travail a été largement poursuivi. Je vous rappelle que notre association s’est créée dans une situation de crise où les collègues, directeurs de BCP, se sentaient abandonnés par l’État, lors de la première décentralisation de 1982.

Autre point important : l’ouverture que nous avons eue au sein même de notre profession. Il est vrai que parfois nous pouvons nous interroger sur la dénomination de notre « association de directeurs », un peu corporatiste, alors que les actions que nous menons concernent bien l’ensemble des BDP et l’ensemble des personnels. Je rappellerai l’existence des groupes de travail qui sont, depuis plus de 8 ans, ouverts à d’autres catégories de personnels. Nous avons aussi accentué cette ouverture par la mise en place d’ateliers, au sein des journées d’étude, qui permettent un échange entre les différents acteurs de nos établissements. Ainsi, chaque année nous nous retrouvons autour de 130-140 personnes, chiffre tout à fait honorable pour notre association. Mes remerciements vont tout particulièrement aux conseils d’administration qui m’ont accompagné durant ces 6 années et je voudrais plus particulièrement vous rappeler la mémoire de Martine Blanchard, si importante pour moi, si importante pour nous… Martine, tu nous manques.

Je voudrais aussi évoquer Françoise Danset, désormais à la retraite, qui nous a accueillis l’année dernière à Marseille et avec qui j’avais œuvré alors qu’elle était présidente de l’ABF. Malgré sa grande discrétion, elle a toujours été très présente à nos côtés.

Parmi les plus anciens, je ne citerai qu’elles… mais parmi les « toujours présents », je peux vous assurer que si j’ai pu exercer cette présidence, c’est grâce à Dominique Lahary. Sa présence et son aide constante dans l’analyse des problèmes m’ont été extrêmement précieuses et nous avons formé – tu ne m’en voudras pas Dominique de dire les choses ainsi – un « beau couple ».

J’ai remarqué aussi durant ces journées d’étude – mais je ne suis pas le seul, la journaliste de Livres Hebdo l’a relevé également – la jeunesse de l’assistance : vous êtes là pour assurer la relève et Corinne en est un véritable symbole.

Pour conclure, je remercierai très chaleureusement Corinne et son équipe pour leur accueil ici dans les Vosges, merci au Conseil général pour avoir facilité notre venue, merci Monsieur le Maire de Vittel de nous avoir reçu dans votre ville.

Je souhaite de tout cœur bon vent à Corinne, une femme, symbole de cette nouvelle génération, alors que les statistiques démontrent que 75 % des femmes dirigent toujours nos bibliothèques départementales.