Jacky Besnier, Directeur de la Bibliothèque départementale du Calvados

 

Le 23 octobre 2000, le Conseil Général du Calvados adopte un premier plan départemental de développement de la lecture et des bibliothèques pour la période 2001-2004. Dans le cadre de ce plan, des moyens supplémentaires sont alloués à la BDP sur son budget de fonctionnement et, notamment, sur la section " animation - formation - communication ".

Avant 2000, la BDP du Calvados avait depuis longtemps mis en place un programme d’animations, dont certaines étaient directement liées au programme de formation. Mais ces opérations étaient plus une addition d’actions d’animation que le résultat d’une véritable politique d’action culturelle. Le tout souffrait cruellement du manque d’une véritable politique de communication.

Nous allons voir comment s’est engagée la réflexion sur la mise en place d’une politique culturelle à la BDP 14 en s’appuyant principalement sur une de nos actions : les soirées littéraires.

La méthode

Le plan départemental a été préparé avec le soutien d’un consultant qui, pour toutes les questions soulevées, et donc celle de l’action culturelle, a provoqué des échanges avec le directeur de la BDP, le comité de pilotage de l’étude, les groupes de représentants des usagers (responsables de bibliothèques du réseau),...

Les moyens humains

Les quatre créations de postes obtenues dans le cadre du plan ont été utilisées en priorité pour organiser le service autour de la notion de sectorisation qui n’existait pas précédemment (le département du Calvados a été divisé en cinq secteurs). Nous avons préféré répartir des responsabilités transversales sur toute l’équipe des bibliothécaires (toutes chargées d’acquisitions et de desserte de bibliobus) plutôt que créer des spécialistes de nouveaux secteurs. Il n’y a donc pas de personnel uniquement affecté aux services de formation, animation et communication. Ce sont des bibliothécaires de BDP, de profil " classique ", qui en assument la responsabilité transversale. Cette architecture a été volontairement choisie pour éviter toute coupure possible entre une équipe de bibliothécaires " généralistes " et une équipe de " spécialistes " de l’action culturelle, de la formation et de la communication.

Certes, ce choix présentent des inconvénients dont la difficulté d’estimation du temps consacré aux responsabilités transversales et le risque de voir ces activités "mordre" sur le temps de travail de traitement des collections.

Mais, en contre partie, ce choix garantit une cohérence de l’équipe et une implication de tous dans les opérations d’action culturelle. La diffusion de l’information est facilitée par le fait que les bibliothécaires responsables des secteurs formation, animation et communication partagent le même grand bureau que leurs collègues chargés des NTIC, du fonds CNL ou des livres en gros caractères, par exemple.

Pour le Calvados, la répartition se fait comme suit :

  • Une assistante qualifée de conservation assure la responsabilité du secteur action culturelle
  • Une assistante qualifée de conservation assure la responsabilité du secteur formation
  • Un assistante de conservation apporte son soutien aux deux précédents responsables et veille au suivi de la communication dans ces deux secteurs.

Les moyens financiers

Pour l’année 2002, le budget de fonctionnement de la BDP du Calvados s’élève à 487 055 € (hors frais de personnel).
Le budget d’acquisition de documents s’y inscrit pour 303 300 € (hors CNL).
Le budget formation, action culturelle et communication s’y inscrit pour 81 055 € et se répartit en :

TYPE DE DEPENSE MONTANT POURCENTAGE
Formation 18 000 € 22.20%
Action culturelle 47 810 € 59.00%
Communication 15 245 € 18.80%
TOTAL 81 055 €  

Pour être complet, il faudrait ajouter une aide sur les frais de transport des écrivains pris en charge par le Centre Régional des Lettres de Basse Normandie pour un montant d’environ 1 500 € et la prise en charge directe par le service Communication du Conseil Général de la moitié des outils de communication pour un montant total de 14 604 €.

En 2002, toutes les dépenses de communication ont été consacrées à l’action culturelle (il n’existe pas encore de catalogue imprimé des formations de la BDP du Calvados. Les dépenses du secteur " action culturelle " et la communication qu’elle génère s’inscrivent donc pour un total de 63 055 € en 2002 (47 810 € + 15 245 €) . Cette somme représente 13 % de l’ensemble du budget de fonctionnement de la BDP ( 487 055 € hors frais de personnel). Par conséquent, nous ne pouvons pas parler de " danseuse " pour qualifier la politique d’action culturelle d’une BDP et sa communication ou alors il faut ajouter que cette danseuse est très raisonnable, même si l’investissement est loin d’être négligeable puisqu’il représente 20,80 % du budget d’acquisition de documents hors CNL (303 300 €).

Pour savoir si nous pouvons parler de " locomotive ", il nous faudra analyser les objectifs poursuivis et identifiés dans la préparation des Soirées Littéraires de la BDP du Calvados.

Nous allons, auparavant, évaluer le temps passé, évaluer l’investissement du personnel nécessaire à la mise en place de ce programme d’actions culturelles pour 2002.

Le temps passé.

Le personnel de la BDP du Calvados n’a pas encore intégré le nécessaire comptage du temps consacré à diverses activités. Nous ne pourrons donc donner ici de chiffrage précis mais seulement des indications sur le temps consacré à l’action culturelle, une activité mangeuse de temps (contacts téléphoniques, accueils SNCF, organisation des repas, réservations hôtelières, visite technique de salles de spectacles, etc...)
Une assistante qualifée de conservation à temps plein consacre un tiers de son poste à la formation.
Une assistante qualifée de conservation à 80% consacre un tiers de son poste à l’action culturelle.
Un assistant qualifé de conservation à temps plein consacre un tiers de son poste au deux secteurs formation et action culturelle.
Le directeur de la BDP prépare les dossiers de demande de subventions à destination des partenaires (DRAC et Centre Régional des Lettres) et suit la réalisation du budget de ces secteurs.
L’ensemble du personnel (secrétaires, bibliothécaires, discothécaires et chauffeurs de bibliobus) est impliqué, à des degrés divers, dans toutes les actions culturelles (courriers d’invitation, réalisation de bibliographies, montage d’expositions, etc.) Cette liste d’interventions reste bien imprécise et nous avons conscience qu’il nous faudra arriver un jour à comptabiliser l’implication des 23 salariés de la BDP du Calvados, en équivalent temps plein, sur ces actions culturelles.

Nous terminerons par l’inventaire des actions réalisées en 2002, avec l’espoir de vous éclairer sur le volume d’activité et d’investissement en personnel.

TYPE D’ACCUEIL NOMBRE DE SEANCES INVITES
Auteurs "jeunesse" 16 Martine Laffon, Jeanne Ashbé
Auteurs "adultes" 8 Yvon Le Men, Guy Allix, Jean Rivet, Zachari Dramani-Issifou, Marie Rouanet, Bertrand Visage, Anne-Marie Garat, Pierre Bergounioux, Didier Daeninckx, Abdelkader Djemaï, Monique Agenor et Fatou Diome.
Conteurs professionnels 17 Claire Garrigue, Gabriel Kinsa, Alain Le Goff et Marie Lemoine.
Balades littéraires 3 Marie-Odile Laîné
Lectures publiques 5 Viviane Jean et amateurs
TOTAL 49 manifestations 20 invités

Les soirées littéraires de la BDP du Calvados : la genèse

Parallèlement au vote d’un premier plan départemental de développement de la lecture et des bibliothèques, nous souhaitions, à l’intérieur d’une politique d’action culturelle validée par le Conseil Général (des moyens supplémentaires), créer un événement culturel fort.

Le choix du type d’opération-phare s’est fait assez rapidement. Par élimination tout d’abord, nous nous sommes refusés à faire une nouvelle opération autour du conte du fait de la proximité des soirées contées " Rêve en Manche ", de la proximité des festivals " Tête en l’air " du théâtre FOZ à Caen et du festival de conte proposé par la Médiathèque d’Argentan dans l’Orne. Pour promouvoir la BDP du Calvados au niveau national, il nous a semblé également que les festivals de contes à l’initiative des BDP étaient déjà fort nombreux.

Notre choix a été orienté par les remarques de notre conseillère technique pour le livre et la lecture à la DRAC de Basse Normandie qui trouvait depuis longtemps que les bibliothécaires étaient encore trop timides dans le domaine des invitations d’auteurs pour adultes. En effet, les invitations d’auteurs pour la jeunesse sont beaucoup plus nombreuses et, plus généralement, les bibliothécaires invitent plus facilement des illustrateurs, conteurs, marionnettistes, musiciens que des écrivains.

Il nous fallait aussi tenir compte d’une autre réalité locale : l’existence des " Rencontres pour Lire " organisées en Normandie par François de Cornière depuis de nombreuses années. Le principe est une lecture théâtralisée d’un texte d’un auteur (contemporain ou non), avec une forte majorité d’auteurs à découvrir. Nous ne voulions surtout pas donner l’impression d’imiter une formule que nous aimons trop pour cela.

Nous souhaitions nous écarter un peu du classique interview d’écrivain par un journaliste ou un critique (du style " Apostrophes "). Nous voulions apporter une touche très conviviale à une manifestation destinée à un public rural ou péri-urbain dans des communes qui peuvent être très petites (500 habitants) tout en lui conservant un caractère culturel de très bon niveau et des conditions techniques d’accueil professionnel.

Les soirées littéraires : un principe simple de carte blanche.

Nous ne souhaitions pas inventer l’eau chaude à tout prix. Nous avons observé ce qui se déroulait dans d’autres départements, d’autres régions et nous avons repris une formule qui fonctionne très bien, depuis des années, à la Bibliothèque Municipale d’Annecy et qui a pour nom "L’espace littéraire".

Le principe est de confier à un auteur une carte blanche pour une année civile. Libre à lui de choisir quatre auteurs à inviter dans notre département. Chaque soirée met en scène trois personnages : l’auteur qui a la carte blanche, son invité et un(e) comédien(ne). L’interview classique (journaliste - écrivain) est remplacé par un dialogue entre deux auteurs. Leur dialogue est rythmé par des lectures publiques d’extraits de leurs textes par un comédien ou une comédienne. En fin de soirée, le public est invité à prendre un pot. Un libraire local assure la vente d’ouvrages et les auteurs se prêtent volontiers aux séances de dédicaces. La première soirée littéraire de l’année se déroule dans le garage des bibliobus de la BDP et les trois suivantes dans des communes du Calvados dont la bibliothèque est desservie par la BDP.

Les soirées littéraires : quels objectifs poursuivis ?

Les objectifs poursuivis dans l’organisation des soirées littéraires peuvent être classés en trois catégories si l’on reprend la typologie proposée par Anne-Marie Bertrand lors du colloque " Animation et bibliothèque : hasard ou nécessité ? " à la BPI en avril 1995.

  • La finalité culturelle
    • faire découvrir ou redécouvrir des auteurs contemporains,
    • enrichir le fonds de la BDP,
    • constituer et diffuser des bibliographies,
    • provoquer des rencontres d’auteurs,
    • créer des filiations entre auteurs (quand nous aurons plusieurs années de fonctionnement),
    • connaître les comédiens et les troupes régionales (grâce aux lectures à voix haute confiées aux comédiens de notre région).
  • La finalité politique (renforcer la place de la BDP dans le département, faire de la BDP et de son réseau un espace civique, un lieu de rencontre et d’échanges)
    • favoriser des lectures communes dans une BDP et les échanges qui s’ensuivent,
    • encourager les bibliothèques à inviter des auteurs,
    • faire partager des moments de bonheur intellectuel à une équipe de collègues,
    • placer les bibliothèques sur le même terrain que d’autres institutions culturelles (théâtres, musées ou écoles de musiques),
    • proposer en milieu rural une action culturelle de qualité identique à celle diffusée en milieu urbain,
    • donner au personnel de la BDP de nouvelles compétences à transmettre à tout le réseau départemental,
    • faire entrer la bibliothèque dans l’économie culturelle (les contrats, les régisseurs techniques, l’économie du livre,...),
    • présenter un plateau technique de qualité professionnelle (son, éclairage et décor),
    • faire de l’action culturelle en bibliothèque et non pas de l’animation socio-culturelle,
    • dédramatiser l’invitation d’un écrivain.
  • La finalité stratégique (donner une meilleure image de la BDP auprès des élus, de la population, de la presse ; renforcer sa légitimité)
    • promouvoir la lecture,
    • promouvoir les bibliothèques,
    • faire connaître la BDP à un large public,
    • favoriser les rencontres avec les libraires,
    • promouvoir la BDP au niveau départemental, régional et national,
    • favoriser l’intégration de la BDP dans un réseau de partenaires culturels,
    • souder l’ensemble du personnel de la BDP autour d’un projet commun,
    • donner à la BDP le statut d’un véritable équipement culturel,
    • valoriser le travail intellectuel des bibliothécaires auprès des élus, auprès des responsables de bibliothèques du réseau.

En guise de conclusion

L’ensemble des objectifs poursuivis ( à finalité culturelle, politique et stratégique) devra être confronté, à l’heure du bilan, aux résultats obtenus dans différents domaines. Après deux années de fonctionnement, nous pouvons dire, d’ores et déjà, que la fréquentation des soirées littéraires est satisfaisante (entre 40 et 80 participants par soirée). Confrontée à la faible population de certaines communes rurales, cette fréquentation peut même être remarquable. Il reste cependant qu’une analyse fine, objectif par objectif, devra être faite pour en tirer de véritables enseignements.


Questions à Jacky Besnier

Question

Jacky Besnier nous a dit que la mise en place des lectures dans le Calvados avait coïncidé avec le vote par le Département du plan de développement... Les lectures elles-mêmes, par le choix des lieux ou de toute autre manière, viennent-elles renforcer la stratégie de développement formalisée dans le plan ? Ou sont-elles simplement une opération médiatique d’accompagnement ?

Jacky Besnier

 

Honnêtement, il n’y a pas de lien structurel entre les deux opérations. Votre question me ramène au débat sur les BDP prestataires ou opérateurs... Nous sommes tour à tour prestataires et opérateurs. Dans le cadre des soirées littéraires, nous nous affirmons comme opérateurs d’un geste culturel fort qui vise à renforcer l’image de la BDP. Après deux ans, je crois que cet objectif a été atteint.

Didier Guilbaud

Deux points, si vous le permettez :

Premier point, les BDP ont, me semble-t-il, un rôle de rééquilibrage culturel à jouer. Si les BDP ne font rien pour que des écrivains d’un certain renom viennent en milieu rural, qui va le faire ?

Deuxième point, ce travail d’action culturelle est un élément essentiel de reconnaissance de la BDP par sa propre tutelle. C’est à partir de cette reconnaissance que certaines choses deviennent possibles. Si nous n’avions pas monté le festival de conteurs dont je parlerai demain, je ne suis pas sûr qu’on aurait aujourd’hui la même possibilité d’action sur d’autres domaines.

Anne Chaillot

Je crois qu’il convient de distinguer notoriété et qualité de l’écriture. Dans le domaine de la fiction littéraire, il apparaît dans les choix de livres en bibliobus, que les 4/5e des écrivains qu’on croit connus ne le sont pas par le public, et que les écrivains connus représentent une infime partie des écrivains.

En Loir-et-Cher, nous faisons des rencontres d’écrivains depuis cinq ans. Nous avons invité des auteurs de petites maisons d’édition. Ils ne sont pas parmi les " meilleurs vingt " , car notre objectif est justement d’aller à la découverte de nouvelles formes d’écriture et de favoriser la connaissance des petits éditeurs. Nous avons toujours eu du public. Qu’importe la notoriété de l’auteur ! Ce qui compte, c’est la rencontre... C’est l’événement de cette rencontre rendue possible qui amène du monde.

Ce qui est essentiel, au fond, c’est la qualité de la mobilisation des personnes sur place. La lecture des textes, au fond, n’a rien à voir avec la rencontre avec l’auteur. On peut ne pas avoir aimé une œuvre et éprouver un grand plaisir à rencontrer l’auteur. Cette rencontre est un nouveau départ pour une découverte possible des œuvres de cet auteur.

Marie Rouanet

Je me permets d’attirer ici l’attention sur la formule retenue pour une rencontre d’écrivains à Annecy : un écrivain est invité pour une séance par mois pendant cinq ou six mois. Il ne parle pas de lui, mais dit son admiration pour un autre et les raisons pour lesquelles il l’admire.

 

Quand on donne ainsi quelqu’un à aimer, on peut se laisser formidablement aller, ce qui, naturellement est mal venu quand on parle de son propre travail !

Jacky Besnier

Je profite de cette perche qui m’est tendue pour mentionner que le Calvados s’est inspiré de l’espace littéraire d’Annecy. Christine Colas, qui dirige la bibliothèque d’Annecy, a été bibliothécaire à Cherbourg... des contacts ont donc été gardés.

Françoise Lamandier

Les uns et les autres, avez-vous des pratiques de coopération avec d’autres établissements pour mutualiser un certain nombre de coûts ?

Jacky Besnier

Je souhaite beaucoup cette mutualisation... Mais convenons qu’il est rarement possible de se mettre d’accord sur nos calendriers respectifs.

Les financements par contre sont croisés : DRAC Basse-Normandie et Centre régionale des lettres participent ainsi à cette opération.

Marie-Hélène Renou

Après quatre ans d’expérience d’invitation d’écrivains dans le département des Landes, ce qui m’a paru inattendu, en termes de résultat, c’est le renforcement des compétences des bibliothécaires : non seulement au sein de l’équipe elle-même, mais aussi au sein du réseau.

 

Jacky Besnier

Dans le même ordre d’idée, ces manifestations ont été, dans la BDP du Calvados, un outil extraordinaire pour souder l’équipe. On est très nombreux à venir à chacune des soirées. Il s’agit de rendez-vous de bonheur qui donnent vraiment un sens à l’ensemble de notre travail.

Question

En amont des soirées, est-il fait un travail de sensibilisation du réseau sur la connaissance des auteurs invités ?

Jacky Besnier

Ce travail n’est pas fait à l’échelle de tout le réseau, mais au niveau de la bibliothèque sollicitée pour accueillir la soirée. C’est l’équipe de la bibliothèque qui va chercher le public au niveau local, même si nous faisons un travail de promotion au niveau du département.

Question

L’action culturelle est-elle une locomotive au point que, dans un département dans lequel le réseau est défaillant ou pas encore solidement constitué, elle contribue à son développement et à sa qualité, ou bien convient-il d’abord de travailler l’infrastructure, l’implantation, et de développer ensuite l’action culturelle ?

Jacky Besnier

 

Pour la Calvados, notre réflexion nous a conduits à mener les deux en parallèle. Nous sommes allés avec des invités dans des lieux qui en terme de normes sont loin, d’être idéaux, mais dans lesquels travaille un groupe d’acteurs locaux motivés.

Je l’ai déjà dit, il est plus facile de promouvoir des soirées littéraires qu’un plan de développement ou un recueil de normes.

Dominique Lahary

Chaque année, dans le Val-d’Oise, nous offrons un spectacle à six communes, dans le cadre de la Lire en fête. Une collègue définissait les critères de choix en disant qu’on donnait ces spectacles aux bibliothèques méritante ! La formulation, humoristique, peut heurter, mais la pratique est sensée... Finalement, j’en suis d’accord avec Jacky, la question n’est pas celle de l’équipement, mais de l’équipe.

Alain Caraco

Étant passé de BDP en BM, je remarque que les BM sont beaucoup plus visibles que les BDP, leur notoriété locale est bien meilleure. On a beau être plus visible en BM, par rapport à une scène nationale, on reste vraiment discret.

La constatation est la suivante : la bibliothèque touche beaucoup de monde et inscrit son action dans la durée. Mais ce qui rend visible, ce qui attire l’attention, les financements et les moyens, c’est l’événement !