André Hincker, Directeur de la Bibliothèque départementale du Bas-Rhin

Mon intervention portera sur les quatre points suivants :

  • les réalisations dans le département du Bas-Rhin de 1986 à 1996 jusqu’à mon arrivée à la BDP du Bas-Rhin en août 1996,
  • le plan départemental de lecture publique voté par le Conseil général en mars 1999,
  • le nouveau siège de la BDBR et ses innovations,
  • le projet de service.

La période 1986-1996

Dès 1988, le Conseil général décide de supprimer le prêt direct, l’objectif étant de pallier rapidement à cette suppression des tournées du bibliobus par la création de bibliothèques dans les communes.
Deux mesures sont prises par le Conseil général dans le cadre de cet objectif.

En 1988, l’Assemblée départementale vote un dispositif pour la création d’antennes, suivi, en 1990 d’un dispositif d’aide à la création de bibliothèques municipales.
En ce qui concerne la création d’antennes, le degré d’intervention du Département est relativement élevé dans la mesure où la création d’une antenne n’exige que peu d’investissement de la part d’une commune : au minimum un local entretenu et la participation d’une équipe de bénévoles formés par la Bibliothèque départementale.

Pour ce qui est des bibliothèques municipales, leurs conditions de création sont peu contraignantes (absence de critères de surfaces, de montants pour les crédits d’acquisition, absence de conditions en ce qui concerne le personnel). Par ailleurs, le niveau d’intervention du département reste relativement modeste dans le domaine des subventions (20 % sur les investissements).

Pour la période 1988 - 1996, l’analyse des résultats montre que,d’un point de vue quantitatif, le dispositif s’est avéré très productif puisque 142 structures ont été créées, dont 85 antennes et 57 bibliothèques municipales.
Le bilan fait état de près de 17 créations en moyenne par an entre 1989 et 1996 avec des pointes à 33 en 1989.

L’objectif de substituer rapidement aux stations de prêt direct des équipements en dur a donc été rempli, surtout dans le domaine de l’appui aux créations d’antennes. Leur nombre a rattrapé celui des bibliothèques municipales et le réseau existant fin 1996 a été construit à 85 % entre 1989 et 1996, étant donné que 27 bibliothèques municipales avaient déjà été réalisées entre 1980 et 1988.

Pour ce qui est du bilan qualitatif, les définitions floues du dispositif pour les deux types d’équipements aboutissent à des résultats plus mitigés. Le diagnostic en 1996 est dans ses grandes lignes le suivant :

  • Un réseau hétérogène de bibliothèques municipales et d’antennes (insuffisance et limites de certains équipements d’une part, absence de définition claire des deux types de structures d’autre part).
  • On assiste également à des écarts très importants entre les surfaces des équipements et à une absence de différence réelle entre les antennes et les bibliothèques municipales : les antennes peuvent avoir des surfaces de 7 m2 à 100 m2, les bibliothèques municipales des surfaces de 20 m2 à 330 m2. Certaines bibliothèques municipales ne disposent pas de budget d’acquisition ; certains points-lecture en disposent

A tout cela, s’ajoute l’absence de prise en compte des pratiques culturelles de la population qui aspire très souvent à une offre documentaire plus large, ouverte à d’autres supports de la connaissance (domaines audiovisuels et multimédia).
Seule la diffusion du livre est cependant assurée sur le réseau.
Enfin le manque cruel, dans le département, d’équipements structurants de type médiathèque résulte d’une absence de prise en compte du principe d’aménagement du territoire.

En dehors du réseau strasbourgeois et de la médiathèque intercommunale de Sélestat, la médiathèque, service complet de lecture publique, est pratiquement inexistante dans les bassins de vie ruraux ; le service rendu est donc finalement un service à deux vitesses.
Le réseau dans son état de 1996 n’a pas intégré la dimension d’aménagement du territoire : les équipements ont été créés quelquefois dans l’urgence, avant tout en fonction de la demande des communes et des élus ; il s’agissait très souvent de répondre aux doléances et demandes immédiates suscitées par la suppression rapide du prêt direct.

Cet état des lieux permet de dresser un premier constat, celui de ne pas avoir suffisamment intégré à cette époque :

  • l’importance et la taille des communes sièges (pas de rapport précis entre les caractéristiques de l’équipement, le type, la surface, les moyens financiers et le personnel d’une part et la population ou l’importance de la commune d’autre part),
  • de la même manière il n’a pas été tenu compte de l’organisation locale de la vie des habitants dans le cadre d’un territoire circonscrit qui est celui du bassin de vie.

On peut noter que les annexes ont surtout été créées entre 1980 et 1985 (pour 29 d’entre elles, soit la moitié) et que leur création s’est ensuite nettement ralentie.

Si le nombre des équipements créés est important, le lieu d’implantation, l’envergure, les services limités sont autant de facteurs de fragilité à long terme.

A partir de cette analyse de l’existant, deux ans ont été nécessaires pour concevoir, à la demande du Conseil général du Bas-Rhin, un véritable plan de développement de la lecture publique permettant d’engager une politique en termes d’équipements et d’animation du territoire.

Cette réflexion a débouché sur un plan départemental de la lecture publique voté en mars 1999, six mois, très exactement, avant l’ouverture du nouveau siège de la bibliothèque départementale.

Le Plan départemental de développement de la lecture publique

Ce plan comporte trois objectifs :

  • donner une définition claire et conforme des différents types de bibliothèques
  • assurer la modernisation du réseau existant
  • favoriser le développement des services de diffusion des documents audiovisuels et multimédia dans le cadre d’un programme de création de médiathèques municipales et intercommunales.

Les décisions prises sont les suivantes :

  • Le réseau en projet sera hiérarchisé. Il s’appuiera sur trois types de structures :
    • les points-lecture
    • les bibliothèques municipales
    • les médiathèques
  • Le plan prévoit un programme de médiathèques intercommunales dites médiathèques de secteur. Ces médiathèques auront vocation à desservir un ensemble de communes et à compléter les services existants (points-lecture et bibliothèques municipales) dans un bassin de vie. Leur création constitue l’axe prioritaire de la politique départementale.

Au cours de la période de préparation du plan (mars 1997-mars 1999), l’objectif premier était tout naturellement l’amélioration qualitative du réseau. Celle-ci a pu être amorcée plus rapidement que prévu, grâce à un rythme de créations moins important.
Ce rythme qui était de 12 ouvertures par an de 1980 à 1996 est passé à 8,3 ouvertures en moyenne par an pour ces trois années : cela signifie moins de créations, mais des projets d’un meilleur niveau.

Quelques chiffres attestent de cette diminution des créations d’équipements : dans la période 1997-1999, seulement 8 points-lecture ont été créés pour 17 bibliothèques municipales et médiathèques alors que, dans la période précédente, (1988 - 1996) la moyenne était d’un point-lecture pour deux équipements ouverts.

Autre point positif : celui du nombre important de projets de transformation et d’amélioration d’équipements existants (10 sur 25 projets).

Le développement exponentiel des informatisations est également une avancée significative : 12 bibliothèques en moyenne par an. Seulement 17 bibliothèques municipales étaient informatisées fin 1996. Elles sont au nombre de 53 en décembre 1999.

Une dernière amélioration concerne la création des six premiers sites de diffusion de l’audiovisuel (CD et VHS). Ces créations se sont appuyées sur le dispositif de 1990 qui prévoyait déjà une aide aux communes pour ce type de documents, mais sans que cette aide ait pu déboucher sur des réalisations concrètes.

Le nombre de bibliobus (médiabus, musibus, vidéobus...) a, lui aussi, sensiblement augmenté entre 1980 et 1985, augmentation ralentie depuis l’abandon progressif du prêt direct n’est pas étranger à ce phénomène.

2000-2001 : les premiers effets du plan de développement

  1980-1996 1997-1999 2000-2001
Surfaces moyennes 93 m2 100 m2 180 m2
Nombre d’équipements
ouverts par an
13 8,3 8
Points-lecture 85 7 3
Bibliothèques municipales 84 17 9
Médiathèques   1 4
Proportion des points lectures
par rapport aux BM

et médiathèques

1/2 1/3 1/5
Informatisation 17 36 22
Secteurs audiovisuels   6 20
Secteurs multimédia   31 sur la double période

Quel est l’impact, sur le réseau, d’une définition claire et conforme des différents types de bibliothèques ?

L’objectif de remise en ordre de la typologie des différents équipements dans une recherche de complémentarité entre médiathèques, bibliothèques municipales et points-lecture répond à un réel besoin de hiérarchisation du réseau.

Quel est l’impact de cette hiérarchisation sur les créations nouvelles ?

3 points-lecture, 9 bibliothèques municipales et 4 médiathèques sont ouvertes en 2000 et 2001 :

  • les surfaces moyennes pour les bibliothèques municipales et les médiathèques sont passées de 93 m2 à 180 m2.
  • le nombre de créations est toujours en légère régression au moment même où la ventilation des différents types d’équipements est à présent plus conforme aux objectifs (moins de points-lecture, plus de bibliothèques municipales et surtout la création des premières médiathèques). Les points-lecture ne représentent plus que 1/5 des créations d’équipements.

Quel est l’impact de cette hiérarchisation des équipements sur la modernisation de l’existant ?

7 structures, sur les 16 ouvertes en 2000 et 2001, sont des extensions, transformations ou améliorations d’équipements existants. L’objectif de modernisation qui représente 50 % du volume de nos interventions démontre que le dispositif est bien opérationnel sur ce plan.

Audiovisuel et informatisation

La création de services audiovisuels enregistre une forte progression avec un rythme augmenté de 2 par an à 10 par an en moyenne par rapport à la période 1997-1999.

Au cours de l’année 2001, nous avons créé autant de services audiovisuels que dans les quatre années précédentes (13 sur les 26 opérationnels). De la même manière, le rythme des informatisations reste soutenu (11 par an) et concerne souvent l’existant.

Création de services multimédia : postes de consultation de CD-ROM et accès à Internet

22 bibliothèques municipales, les 5 médiathèques en service et 4 points-lecture offrent fin 2001 des accès publics au multimédia (Internet), soit 31 points d’accès recensés au total.

Les configurations vont de 1 à 2 postes ; le dispositif le plus fréquent propose jusqu’à 6 postes. Les bibliothèques offrent, la plupart du temps, les accès à Internet et la consultation de CD-ROM.

Les services les plus importants bénéficient d’un emploi d’animateur multimédia.

Il va de soi que la plupart des nouvelles bibliothèques municipales ou médiathèques ouvrent d’emblée un service multimédia (10 sur 16 en 2000 et 2001, mais 15 réalisations sur 31 au total sont installées dans des structures existantes).

l est aujourd’hui l’impact sur l’accompagnement des projets

Je dois reconnaître que la mise en œuvre du plan de développement avec des équipements élaborés, ouverts aux technologies et aux supports multimédia exige un accompagnement technique plus important de la part de la BDBR que dans la période précédente.

Une demande d’assistance et de conseil est sensible essentiellement dans trois domaines :

  • les études de services audiovisuels et/ou multimédia
  • ssistance à la rédaction de cahiers des charges informatiques
  • programmations et les simulations financières d’équipements existants ainsi que celles d’un certain nombre d’équipements en cours de création ou mis en attente (plus de 20 études ont déjà été réalisées dont 3 sur des médiathèques dites de secteur).

A titre d’exemple, la communauté de Communes du Pays de Niederbronn (27 000 hb.), citée en priorité dans le plan, a décidé de réaliser une médiathèque intercommunale de 1600 m2. La Bibliothèque départementale est un partenaire incontournable dans la conception de ce projet.

Le nouveau siège et ses innovations

La restructuration de l’action de la BDP du Bas-Rhin passe également par la construction d’un nouveau siège permettant à cette institution de remplir toutes ses missions.
Je rappelle que la BDP se trouvait à l’étroit dans ses locaux strasbourgeois peu fonctionnels avec une surface non extensible de 950 m2. Il fallait sortir de ce ghetto. Le Président du Conseil général entendait accomplir un geste fort dans le domaine de la déconcentration des services publics. C’est une initiative qui a une portée hautement symbolique puisque le choix de l’implantation de la BDBR s’est porté sur un bourg-centre de 3000 habitants situé au cœur même de la ruralité.
Cette délocalisation représentait un pari audacieux. Les locaux strasbourgeois étaient certes vétustes, mais le personnel y avait pris ses habitudes et le mot d’ordre à mon arrivée avait été :" pas question d’emménager à Truchtersheim ! "

Je précise que personne ne manquait à l’appel le jour du déménagement et je crois qu’aujourd’hui le pari est gagné.
La construction et l’aménagement du nouveau siège à Truchtersheim a permis à la Bibliothèque départementale de se doter d’un équipement à la mesure de ses nouvelles missions au service des bibliothèques du réseau, avec une particularité d’importance, celle d’avoir été conçue sur le modèle de la médiathèque publique. Les équipes de bénévoles et les professionnels apprécient énormément le fait d’évoluer dans unevraie médiathèque.

L’audiovisuel
Je crois pouvoir dire que l’ouverture du nouveau siège a provoqué chez bon nombre de dépositaires une sorte de déclic, de prise de conscience de la nécessité de faire évoluer leur propre structure.
Je crois également pouvoir dire que ce nouvel outil a contribué à une mise en œuvre plus rapide que prévue du plan départemental.
Un des aspects novateurs de ce bâtiment est l’espace de communication des collections. D’une surface totale de 1000 m2, cet espace est aménagé en tenant compte des critères de présentation des documents en vigueur dans les médiathèques publiques (espacement des rayonnages, signalétique des collections, présentation de certains documents en bacs, consultation de la base bibliographique locale, accès à Internet). Les équipes de bénévoles et de professionnels, en évoluant dans cette bibliothèque, découvrent par la même occasion la section audiovisuelle.

D’ailleurs, la volonté de créer et de développer des équipements audiovisuels sur le réseau de même que les conditions d’intervention et d’aide financière du Conseil général alliées à cette découverte sont une réponse certaine au développement accru de l’audiovisuel et du multimédia dans les bibliothèques municipales au cours des deux dernières années.

Autre innovation : la présence d’un espace d’animation
Cet espace peut être utilisé comme espace d’exposition, comme salle de spectacle, comme salle de projection, mais également comme une salle de formation. La capacité d’accueil étant de 90 stagiaires, cela nous permet d’ouvrir les rencontres aux bibliothèques des villes de 10 000 habitants.

La réforme de la desserte
Une dernière initiative novatrice porte sur la nouvelle logique de distribution et l’accueil des équipes mis en place à l’ouverture du siège à Truchtersheim en octobre 1999.
Je rappelle qu’au moment de l’arrêt du prêt direct, en 1988, la Bibliothèque départementale de prêt a desservi les équipements nouvellement créés avec une flotte constituée de 5 bibliobus : .

trois pour la centrale à Strasbourg
un pour l’annexe de Sarre-Union
un pour l’annexe de Ville
(L’annexe de Betschdorf bénéficie la première, en 1996, d’un autre type de desserte préfigurant celui qui sera envisagé et mis en place à Truchtersheim). >

Avant 1999, les communes rattachées à la centrale sont réparties en trois secteurs géographiques, chacun étant sous la double responsabilité, en ce qui concerne les dépôts et les échanges de livres, d’une équipe de deux personnes, un(e) assistant et un chauffeur.

Bibliobus 1 : desserte de 33 communes

Bibliobus 2 : desserte de 41 communes
Bibliobus 3 : desserte de 44 communes
soit 118 communes en 1999

Organisation depuis 1999 à Truchtersheim

En octobre 1999, un nouveau mode de desserte est instauré. Il privilégie l’accueil des bibliothèques à Truchtersheim, le choix des équipes en salle de prêt et préconise, à terme, l’arrêt définitif des bibliobus. Il a nécessité une réorganisation et une redéfinition des secteurs géographiques ainsi qu’un redéploiement du personnel, redéploiement qui se traduit par la participation de la majeure partie des agents du siège à ce nouveau type de service public.

Dans un premier temps, 45 communes situées dans un cercle de 25 kilomètres autour de Truchtersheim sont concernées par ce dispositif qui signera l’arrêt d’un premier bibliobus.

En 2000, 60 communes viennent au siège.
En août 2001, 70 communes sont accueillies en moyenne 3 fois dans l’année.
En décembre 2001 ce chiffre s’élèvera à 75 communes.

Au mois de juin 2002, un deuxième bibliobus cessera son activité et les communes seront réparties dans le cadre d’un redécoupage des secteurs entre le siège et l’annexe de Ville. C’est ainsi que sept communes dépendant actuellement du siège y seront rattachées.
Cette procédure sera étendue dans le futur à certaines communes situées à proximité du territoire desservi par les deux autres services déconcentrés, le relais de Betschdorf et l’annexe de Sarre-Union. Nous souhaitons éviter aux responsables et à leurs équipes de trop grands déplacements et l’incommodité qui pourrait s’en suivre.

Pour ce qui est des modalités pratiques, les équipes sont accueillies par un(e) assistant et un(e) agent sur rendez-vous, le matin ou l’après-midi, à leur convenance. Les rendez-vous sont pris deux à trois mois à l’avance.

Un agent est chargé de la tenue et du suivi du planning des accueils en salle et des tournées des bibliobus (ainsi que de l’envoi de différents courriers : lettres de confirmation de rendez-vous, fiche de transaction pour les quotas de documents à prendre et à rendre lors des échanges, demande de réservations éventuelles). Il veille également à ce que le nombre d’échanges prévu par structure soit respecté au cours de l’année.
Ce système permet aux lecteurs du département de trouver dans les différents lieux de lecture une proposition documentaire régulièrement réactualisée ; il permet également de faciliter la circulation des documents dans les meilleurs délais. Pour les mêmes raisons, les durées de prêt fort longues auparavant ont été ramenées à un an. Les échanges se font au tiers, trois fois dans l’année.

Les collections choisies en salle sont disposées sur des chariots et acheminées directement dans les bibliothèques un ou deux jours plus tard par un nouveau mode de transport, un fourgon spécialement aménagé.
A cette occasion, les ouvrages sont repris et enregistrés en retour sur un ordinateur portable par le chauffeur.

La période de fermeture annuelle de trois mois (initialement du 15 juin au 15 septembre) a été ramenée à un mois (15 juillet au 15 août) à la satisfaction des usagers.

1999 2000 2001
42 122 183

Nombre d’accueils en salle de prêt sur le site de Truchtersheim

Quelles sont les évolutions à venir de ce nouveau mode de desserte ?

L’arrêt d’un deuxième bibliobus est prévu en mai 2002 (ce bus dessert encore à l’heure actuelle 14 communes).

Par ailleurs, nous avons dû constater que l’augmentation du nombre de bibliothèques venant à Truchtersheim nécessitait pour des raisons de logistique, d’efficacité et de rapidité, un deuxième fourgon. Ce dernier sera opérationnel en mai 2002.

Ce sont donc 85 communes sur les 121 communes rattachées à Truchtersheim qui seront concernées par ces modalités de choix et de desserte. Quant au bibliobus 1, il desservira les communes restantes jusqu’en 2004.

Je rappelle que les bibliothèques situées dans le Nord du département et rattachées au relais de Betschdorf fonctionnent déjà selon cette logique qui sera également opérationnelle à compter de septembre 2002 sur le secteur Nord-Ouest, celui de l’annexe de Sarre-Union.

A terme, c’est donc l’ensemble des bibliothèques et points lecture du réseau départemental qui bénéficiera de cette nouvelle logique de distribution. Une réflexion est en cours visant à rééquilibrer le poids du siège et celui des annexes par le biais d’une nouvelle répartition géographique des structures à desservir. La construction d’un relais dans le Sud du département et l’extension du relais de Betschdorf seront l’une des réponses permettant de parachever ce dispositif.

Bilan

 

 

Points positifs de ce nouveau mode de desserte : Les dépositaires apprécient énormément la diversité et le choix des documents proposés en libre accès :

  • 80 000 livres sur les rayons (3000 à 3500 dans les bibliobus)
  • 10 000disques compacts
  • 3 000 vidéocassettes
  • 1 000 CD

Le relationnel et la communication

La BDBR a acquis une meilleure visibilité sur le réseau : les deux tiers du personnel, soit 22 agents, participent aux échanges en salle de prêt. Auparavant, le service public de la BDP était constitué de six personnes (trois assistants et trois chauffeurs) lesquels étaient également les seuls à avoir un contact avec les animateurs du réseau et une connaissance du réseau qui n’était pas nécessairement transmise à la direction. Autre point très important : les dépositaires peuvent facilement, lors de leur venue, rencontrer les différentes personnes ressources, que ce soit pour le conseil bibliographique et bibliothéconomique, ou bien pour l’animation, la formation, l’informatique, l’équipement.
Dernier point positif : nous assurons régulièrement des visites demandées par les équipes elles-mêmes. C’est là, sans aucun doute, une façon de s’approprier cet équipement conçu et mis à leur service.

Points à revoir

Les équipes venant sur place, nous n’avons plus, pour le moment, de contact direct avec les établissements eux-mêmes. Cet inconvénient sera compensé dans le futur par une visite annuelle faite par l’assistant chargé de leur accueil à Truchtersheim.

Le projet de service

C’est l’ultime étape dans la restructuration de l’action de la BDBR.

En période de transformations structurelles (je n’ai évoqué ni le travail sur l’amélioration de l’image de la BDP, ni la mise en œuvre d’une politique d’animation, ni l’importante opération de désherbage avant le déménagement, ni le travail de constitution du fonds audiovisuel et multimédia, ni la création d’un bulletin de liaison, ni, enfin, la mise en place de l’ARTT), il était nécessaire de clarifier à nouveau nos missions. Après un passage de cap aussi important que celui que nous avons vécu à la Bibliothèque départementale du Bas-Rhin, passage nécessairement perturbant, il n’aurait guère été possible de fédérer le personnel autour de valeurs communes et partagées sans une démarche participative fondée sur la mise en œuvre de quelques grandes orientations.

Le projet de service présente un double avantage, celui de reconnaître ce qui a déjà été mis en œuvre et celui de fixer les objectifs permettant de mettre en application ces orientations.

Les objectifs généraux de la BDBR, qui sont la déclinaison logique de ce projet, peuvent être définis dans les termes suivants : " développer et adapter l’offre ou les offres en services aux besoins et attentes des habitants. "

  • développer l’offre en documents et en méthodes de communication (desserte)
  • développer l’offre en structures de diffusion (bibliothèques municipales et médiathèques dans le cadre d’un aménagement du territoire)
  • développer l’offre en formation et en animation pour les bibliothécaires, les structures et les habitants.

Le projet de service a pour ambition de définir et de mettre en œuvre un ensemble d’actions réalisables dans un délai de six ans. Il s’appuie sur un premier travail de réflexion issu de la démarche de mise en place de l’ARTT.

Les objectifs de service envisagés (2002-2007)

  • Poursuivre le programme de création et de modernisation des équipements du réseau en fonction des orientations du plan de développement.
  • Développer le nouveau système de desserte (harmonisation et amélioration des méthodes, nouvelle définition des dépôts de documents : ventilation, quantitatif, fréquence, amélioration du suivi des structures, évaluation de la qualité de la performance globale de la nouvelle logique de distribution des documents).
  • Etudier et mettre en œuvre un service d’acheminement rapide des documents à la demande : navette et réservations.
  • Mettre en œuvre un plan de développement des collections : protocole d’acquisitions documentaires et charte des collections.
  • Réaliser et mettre en service un nouveau relais pour la prise en charge des structures des cantons Sud du Bas-Rhin.
  • Mettre à l’étude le projet d’extension du relais de Betschdorf.
  • Redéfinir les quatre secteurs d’intervention (nouvelle répartition des structures à desservir entre les sites de Truchtersheim, Sarre-Union, Betschdorf et le secteur Sud du département.
  • Editer un guide du dépositaire à l’attention des bénévoles : guide bibliothéconomique incluant les relations entre la BDBR et les structures du réseau.
  • Etablir un plan de formation initiale et continue à destination des correspondants du réseau

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