Didier Guilbaud,
Vice-Président de l’ADBDP
Président par intérim

M. le Directeur du Livre
M. le Vice-Président du Conseil de Moselle,
Mmes et M. les Inspecteurs de Bibliothèque
M. le Président de l’ABF,
Mmes et M. les Présidents des Associations amies,
Mesdames, Messieurs
Chers amis,

Il me revient cette année, en tant que Président par intérim de notre association d’introduire nos journées d’études.

Je le fais d’autant plus volontiers que Martine Blanchard, qui a été contrainte de démissionner pour incompatibilité entre sa qualité de membre de l’association - et d’autant plus Présidente de la dite association - et ses nouvelles fonctions à la DLL a été autorisée par son administration à se joindre à nous aujourd’hui. Il m’est d’autant plus agréable de profiter de cette prise de parole pour remercier Martine de l’excellent travail qu’elle a effectué avec nous au sein et pour cette association. Comme je l’ai écrit quelque part, je suis persuadé que Martine saura garder le souvenir des chemins terreux de la lecture, et même si la Beauce depuis Chartres lui offrait un horizon jusqu’à Paris, Martine sait combien le relief de nos missions départementales est escarpé. Merci Martine pour ton travail et ton efficacité.

Je profite aussi de ce moment particulier pour remercier les membres partants de notre association et tout particulièrement ceux qui ont donné de leur temps au CA : Yvonne Bouvier qui avait succédé à notre regrettée Brigitte Braillon à la BDP de l’Oise et qui a choisi de rejoindre un poste municipal, Denise Pouget qui nous avait accueillie à Nîmes il y a deux ans, Marie-Josée Rich, nommée au Conseil économique et social de son département,

Enfin, c’est à vous M. le Vice-Président du Conseil général de Moselle que je m’adresserai pour vous remercier de l’excellent accueil dont nous bénéficions depuis hier à Metz et dont Jean Buathier a été depuis plus d’un an avec son équipe de la BDP le principal artisan. Sachez que la profession a été depuis de nombreuses années attentives aux évolutions de la BDP 57 et vous avez su démontrer dans ce département combien la lecture est affaire de tous. Gageons que les évolutions des missions et les modes d’organisation nouveaux initiés ici feront école ailleurs. Ce congrès sera d’ailleurs consacré à ce thème. Les hasards de la vie associative font d’ailleurs que nous avons le plaisir d’accueillir aujourd’hui, Gérard Briand, ancien directeur de la bibliothèque départementale de prêt de Moselle et Président de l’Association des bibliothécaires français.

Depuis nos dernières journées d’étude d’Angers en novembre 2000, l’ADDP a modifié ses statuts, amélioré son information internet et externe par Internet, travaillé en commissions.

Voilà donc un an que nous nous sommes rencontrés pour débattre des problèmes de la profession et à l’égal des Convocations au CA de l’association, le catalogue de nos soucis - et qui pourra servir de base à notre discussion dans un moment avec M. le Directeur du Livre - est identique à celui de l’an passé, il rassemble :

  • le droit de prêt
  • la politique du gouvernement en matière de lecture
  • la dotation globale de décentralisation
  • le Centre national du livre
  • le Conseil supérieur des bibliothèques
  • les statuts des personnels

Le droit de prêt ; : nous sommes donc arrivées le 10 octobre dernier à un accord. Du moins Mme la Ministre de la Culture a-t-elle annoncé les solutions consensuelles qui permettent à tous ou presque - éditeurs, libraires, écrivains, bibliothécaires, élus - de trouver leur compte, à tout le moins de ne pas être vraiment mécontent sans être tout à fait satisfait.

Nous nous réjouissons effectivement de voir que les auteurs trouveront une meilleure rétribution de leur oeuvre grâce à cette réforme annoncée. Dans cet esprit la création d’une caisse de retraite à venir est un progrès indéniable. La profession qui a toujours soutenu les écrivains et l’écriture ne peut que se satisfaire de ce progrès.

Nous nous réjouissons également de l’abandon du paiement à l’acte, tel qu’il avait été édicté à un moment de cette affaire par les éditeurs appuyés, je le rappelle par une centaine d’écrivains... Certes la notion même de prêt payé ne disparaît pas tout à fait puisque le nombre de lecteurs des bibliothèques servira à calculer les ressources d’environ 40 MF annoncés, même si c’est l’ Etat qui financera et non les usagers directs ou les collectivités locales.

La deuxième source de financement viendra donc d’une modification de la règle des remises, dérogatoire du droit commun de la Loi Lang et devrait se situer autour d’un plafonnement de 9%. Nous pouvons à la fois nous réjouir du correctif adopté à une situation qui défavorisait la librairie de proximité au profit de grossistes. Mais l’addition sera lourde pour les Bibliothèques départementales de prêt. La pression ainsi exercée sur nos moyens d’acquisition au profit des zones rurales de ce pays n’est pas acceptable en l’état.

D’autant que nous restons un peu sur notre faim quant à la grande politique de lecture publique évoquée par Mme le Ministre le 19 décembre dernier. L’annonce de la mise en œuvre d’une telle politique devrait s’accompagner de projets, tels que la loi sur les bibliothèques, des financements nouveaux, dès 2002. Mais si nous savons bien, M. le Directeur, combien vous luttez vous-même au sein de ce gouvernement pour le maintien de la dotation globale de décentralisation, nous ne pouvons nous satisfaire de voir repoussée aux calendes grecques le chantier de la loi.

Il en est de même des autres dossiers en cours sur lesquels nous sommes à la fois en attente et inquiets de l’évolution. Je ne ferai ici que les citer :

  • La dotation globale de décentralisation : quel en est l’avenir, et quel en sera le bénéfice pour la lecture en milieu rural ?
  • Le Centre national du livre, qui ne nous apparaît pas toujours adapté aux réels besoins des bibliothèques en milieu rural et dont l’administration complexe pour nos établissements handicape l’intérêt de cette ressource ;
  • Le Conseil supérieur des bibliothèques : quel en est son avenir ?.. alors que depuis plus d’un an on n’a pas trouvé de Président
  • Les statuts et l’avenir de la profession alors que se dessine à l’horizon le départ à la retraite de près de 75% des effectifs.

Ceci repose bien entendu le thème de nos journées d’études, et si j’en crois les chiffres d’inscription, non seulement nos journées d’études sont aujourd’hui reconnues pour leur intérêt, mais le thème lui-même ne manque pas de rassembler, à la fois les interrogations sur l’avenir des BDP, sur la profession, mais peut-être aussi les angoisses face aux mutations proposées ici ou là, nécessaires sans doute, mais qui nous éloignent de plus en plus du modèle imposé des BCP, version 1945, corrigées 1978 et 1988, si je fais références à quelques unes des grandes circulaires du moment.

Plusieurs temps forts annoncés pour ces journées, qui demeurent un moment de réflexion sur nos pratiques dans les départements.

Nous avons souhaité tout d’abord resitué le thème de nos journées dans le cadre des politiques publiques en matière culturelle, et les propos de M. Dietsch tout à l’heure devraient nous apporter un éclairage,

Une réflexion générale sur l’état des lieux de nos missions et des actions spécifiques des BDP, resituée dans le cadre général des politiques publiques de la culture. Cet aspect sera appuyé par le travail mené par Anne-Marie Bertrand et Bertrand Calenge, ainsi que par l’enquête menée au printemps auprès des BDP, à laquelle plus de 60% des BDP ont contribué.

L’évolution de nos missions et de nos pratiques depuis la décentralisation, qui marque nécessairement un tournant dans l’histoire des BDP.

Quel avenir pour les BDP devenus services, voire directions départementales de la lecture, ancrés ainsi plus profondément dans la réalité locale, et dans la politique culturelle des départements.

Comment nos partenaires réfléchissent et agissent en matière de lecture publique en milieu rural, tel sera également les propos de nos amis belge et allemand invités à nos journées.

Tables rondes, enquêtes, conférences seront au menu de ces journées agrémentées par la soirée festive à laquelle, M. le président du Conseil général de Moselle nous a convié mardi soir et ce pourquoi je le remercie tout particulièrement.

Nous conclurons nos journées par la traditionnelle AG, mercredi matin et j’invite vivement les membres de l’association à ne manquer cette étape importante de la réflexion et de l’action et des orientations de l’année à venir.

Il me reste à souhaiter à tous de passer d’agréables moments studieux à Metz et je déclare ces journées d’étude de l’ADBDP 2001 ouvertes.

 

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