Christian Genète, BM de Sérent, 2 700 habitants (Morbihan), salarié
Jany Laurent, BM de Wassigny, 1 043 habitants (Aisne), salariée
Rabbhia Chevalier, BM d’Issou, 3 402 habitants (Yvelines), salariée
Marie-Thérèse Vaure, MJC de Presles, 3 700 habitants (Val-d’Oise), bénévole

Animateur : Jean-François Jacques, Secrétaire général du Conseil supérieur des bibliothèques
 

Jean-François Jacques
Sans doute pouvons-nous commencer par une rapide présentation de chacun des participants à cette table ronde.

Marie-Thérèse Vaure
Je m’occupe de la bibliothèque de Presles dans le Val-d’Oise. J’ai donc l’insigne honneur de travailler avec Dominique Lahary. Que vous dire de ma situation ? Je ne suis pas la femme du maire... Je suis bénévole. Je ne suis pas encadrée... J’encadre une salariée. Je suis formée et je passe environ trois quarts de temps à la bibliothèque.
Presles est une ville de 3700 habitants, située dans la grande banlieue de Paris, à environ 30 km de la capitale. La bibliothèque est sous statut associatif ; il s’agit d’une section d’une MJC. Il existe pas mal de bibliothèques dans le département avec des statuts de ce genre.

Jany Laurent
Je viens du grand nord du département de l’Aisne, en Picardie. Je suis agent du patrimoine à temps plein depuis 1997 sur une création de BM : nous sommes en régie municipale. La commune comprend 1050 habitants. Je suis seule à m’occuper de la bibliothèque, sans bénévoles. Je me permets de lancer un peu le débat en partant du constat que la bibliothèque ne peut être autosuffisante ; elle a absolument besoin, en secteur rural, de sa relation avec la BDP pour pouvoir fonctionner.

Rabbhia Chevalier
Je suis d’une ville de 3400 habitants qui dépend de la BDP des Yvelines. Je suis salariée et agent du patrimoine avec une formation ABF, formation dispensée à la BDY. La bibliothèque a été construite en 2000, il s’agit donc d’une nouvelle structure avec implantation de mobilier, informatisation... Je travaille en étroite collaboration avec la BDY. Notre équipement est un maillon du réseau sans lequel notre bibliothèque ne saurait exister.

Christian Genète

Je suis le régional de l’étape puisque j’habite et travaille à Sérent, petite commune en zone intérieure du Morbihan. La commune compte 2700 habitants. La bibliothèque est une médiathèque qui dépend de la Médiathèque départementale du Morbihan.
Je suis assistant de conservation. J’ai un parcours un peu atypique puisque j’étais bénévole dans cette bibliothèque, ayant bénéficié d’une formation ABF dispensée à Rennes. La responsable de la bibliothèque étant partie rapidement, je l’ai remplacée. J’étais alors instituteur en congé parental. Depuis, je suis passé de la fonction publique d’état à la fonction publique territoriale.

Jean-François Jacques
Cette mobilité entre fonctions publiques est assez rare pour mériter d’être notée... D’autant qu’elle a eu lieu entre deux fonctions éloignées, même si de nombreux partenariats se développent entre elles. Nous aurons sans doute l’occasion de demander à Christian Genète ce que lui apporte, dans l’exercice de ses relations avec ses partenaires de la commune, cette situation particulière d’avoir été instituteur.

 

J’aimerais que nous tâchions d’aborder la question de la relation entre bibliothèque et la BDP de façon aussi ouverte que possible. Peut-on vraiment parler d’une relation d’assistance ? Est-elle univoque, la BDP assistant la bibliothèque à sens quasi unique ? Cette relation ne s’inverse-t-elle pas ? Ne s’équilibre-t-elle pas, lorsque le bibliothécaire contribue, avec la BDP, à construire la politique départementale de lecture publique ? Lorsqu’il induit la complémentarité spécifique dont sa bibliothèque a besoin ?

 

 

En préparant cette table ronde j’ai repéré six thèmes, qui sans devoir être tous traités, peuvent nous servir de guide ou de cadre pour notre questionnement de cet après-midi...

  1. La question des tutelles et de l’imbrication de nombreuses tutelles croisées.
  2. La question des compétences, des formations et de la validation des compétences.
  3. La question des publics et des fonds, avec en particulier la prise en compte de la connaissance des publics dans les acquisitions.
  4. La question de l’évaluation : comment le bibliothécaire participe-t-il à l’évaluation globale de la lecture publique sur le département ?
  5. La question de la relation avec les partenaires de la bibliothèque.

     

  6. La question de la communication entre les bibliothécaires et la BDP : quelles modalités quotidiennes de dialogue et d’information ?

 

Sur le premier point, celui des tutelles, Marie-Thérèse Vaure, pouvez-vous nous parler de ce qu’a pu apporter de spécifique le type de bibliothèques auquel vous appartenez à une BDP en développement ?

Marie-Thérèse Vaure
En 1990, un petit noyau de bibliothécaires dépositaires de la BDP s’étaient rencontrés et peu à peu connus dans différents stages de formation organisés par la BDP. Manquant un peu de soutien, à l’époque, nous avions envie de nous retrouver, d’échanger, de nous entraider, d’acheter en commun pour réduire les coûts... Nous mettions également en commun nos réflexions sur ce que nous attendions de la BDP. Rapidement, la BDP a envoyé un membre de son personnel pour assister à nos réunions. Cela a permis de faire remonter des choses simples sur notre vécu de base, choses simples qui étaient encore inconnues de la BDP. Ce groupe s’est appelé le Collectif des petites bibliothèques du Val-d’Oise. Il était informel et sans budget... Mais il nous a beaucoup servi. Ce collectif est mort de sa belle mort, au bout de quelques années, car beaucoup de ce qui nous tenait à cœur avait été repris, depuis, par la BDP dans ses stages et dans sa façon de travailler.

Jean-François Jacques
Jany Laurent, comment vivez-vous cette relation, d’un côté avec votre commune, d’un autre côté avec votre BDP ?

Jany Laurent
Sur notre secteur rural, nous sommes très isolés. Il n’y a pas de structure similaire à la mienne qui soit proche. Nous n’avons pas non plus su tisser un relationnel intéressant et je ne me vois pas fonctionner autrement qu’avec le soutien et l’aide des collègues de la BDP, que je considère finalement comme des gens faisant parie de ma structure. Dans mon village, toutes les charges de la bibliothèque m’incombent, jusqu’à la constitution de la politique culturelle, année après année. Face à ces tâches accomplies dans l’isolement, y compris moral, dans lequel je me trouve, j’ai un besoin vital du soutien de la BDP.

Jean-François Jacques
Vos propos évoquent la question de la nature du réseau départemental : existe-t-il un maillage horizontal entre bibliothèques, ou bien chaque bibliothèque entretient-elle, au fond, un tête-à-tête avec la BDP ?

Rabbhia Chevalier
Dans les Yvelines, l’isolement semble moins grand que chez Jany. Nous participons à des comités de lecture, à des rencontres.

Christian Genète

En ce qui concerne Sérent, nous ne sommes pas très isolés parce que nous faisons partie d’une communauté de quinze communes. Après dix ans d’existence, nous commençons à avoir des relations culturelles avec les autres bibliothèques. Cela est long à mettre en place. Avec la MDM, le rapport est, disons, plus vertical.

Jean-François Jacques
L’arrivée des communautés de communes va peut-être changer les choses dans le type de maillage horizontal. Quelqu’un connaît-il déjà ce type d’expérience ?

Rabbhia Chevalier
Là où je vis cette question se ramène plutôt à un combat des chefs... Le pays, autour de Mantes-la-Jolie est partagé entre rive droite contre rive gauche. J’ignore ce que sera cette communauté et quel rôle pourra y jouer la BDY. C’est plutôt l’inquiétude qui domine : quel sera dans tout cela le sort d’une commune de 3000 habitants ?

Jean-François Jacques
Est-ce cette inquiétude qui vous a amenée à passer un jour du statut de bénévole à celui de professionnel ?

Rabbhia Chevalier
A l’époque de ce changement de statut, le réseau, c’était la BDY : elle en était la tête nous en étions les maillons.
L’inquiétude vient de l’ignorance dans laquelle je me trouve, de ce que seront nos rapport avec la BDY, rapports qui, aujourd’hui, structurent fortement notre fonctionnement.

Jean-François Jacques
Le fait d’être salariée, peut-il, à vos yeux, changer quelque chose ?

Rabbhia Chevalier
La question n’est pas une question de statut. Elle me semble plutôt dépendre de la qualité des rencontres des personnes impliquées dans la vie du livre et de la lecture pour définir ce que nous serons demain, pour envisager ce que seront nos structures.

Jean-François Jacques
Etant salariée, avez-vous le sentiment que cette qualité vous permettra de participer et de peser sur la réflexion concernant la réorganisation possible du réseau ?

Rabbhia Chevalier
Je fais vivre et j’anime une structure à part entière... Quand j’arrive dans une médiathèque, je sais bien que je suis pourtant catégorie C. Les statuts sont ainsi. Je ne les aime pas. Mais la question que vous posez ne relève pas d’une question de statut.

Jean-François Jacques
Quelqu’un souhaite-t-il s’exprimer sur cette question de la reconnaissance que peut apporter à un bénévole le passage au statut de professionnel ?

Marie-Thérèse Vaure
A partir d’un cas de figure très différent, je crois pouvoir dire que plus importante que le statut de bénévole ou de salarié, est l’implication de la personne dans l’action et dans sa formation. Ceci permet une reconnaissance certaine au niveau de la commune et du réseau de la BDP.

Jany Laurent
Par rapport à ce débat salarié / bénévole, ce qui m’a interpellée, quand je me suis installée dans la bibliothèque où je suis, c’est que je n’ai jamais rencontré personne qui propose un coup de main pour une animation, ou pour couvrir des livres, pour participer, d’une façon ou d’une autre... Ce qui m’a été renvoyé par les habitants du village, c’est que, professionnelle, salariée à plein temps, j’étais là pour faire marcher la bibliothèque. Ce clivage est ambigu : il me permet d’être reconnue comme professionnelle, mais comme professionnelle isolée.

Marie-Thérèse Vaure
Nous avons à la bibliothèque une personne salariée depuis 1998. C’était la période d’informatisation de la bibliothèque. Nous avions, avant, une équipe plus importante de bénévoles. L’arrivée d’une salariée a entraîné la perte de nombreux bénévoles. Nous ne sommes plus que deux.

Jean-François Jacques
Je m’adresse ici à tout le monde : cela signifie-t-il qu’il y a une réelle difficulté de relation entre salariés et bénévoles ?

Christian Genète
Ca dépend des bénévoles ! A Sérent, nous travaillons avec huit bénévoles sérieux... Tout se passe bien. Il y a toujours avec eux un professionnel... salarié.

Jean-François Jacques
Christian, les formations que vous avez suivies à l’ABF, au CNFPT, votre statut antérieur d’instituteur vous permettent-ils d’être reconnu par les bénévoles avec lesquels vous travaillez ?

Christian Genète

Oui, je suis reconnu... Je suis reconnu dans la rue aussi car j’accompagne les enfants à la médiathèque !

Jany Laurent
A propos de cette question de la formation, et en rapport avec le thème de la formation, je précise que dans la BDP de l’Aisne, la formation se fait réellement en coopération avec les dépositaires puisque souvent les demandes viennent de nous. Les formations sont vraiment, pour moi, des occasions de rencontrer tous les collègues du département. C’est un moment de consolidation des liens autant avec les collègues qu’avec les personnels de la BDP. C’est pour moi également l’occasion de vivre un véritable désenclavement.

Marie-Thérèse Vaure
Même chose dans le Val-d’Oise... Le catalogue semestriel des formations que nous recevons regroupe les demandes formulées par les dépositaires. A côté des rencontres pour la formation, il y a des regroupements de présentation de livres... Toutes ces réunions sont très précieuses pour nous.

Jean-François Jacques
Vous avez pris soin de préciser que vous étiez bénévole, mais responsable de la bibliothèque et encadrant une personne salariée... Quelle formation cette personnes a-t-elle reçue ? Et qu’est-ce qui assure, à vos yeux, que vous puissiez être sa responsable reconnue, avec l’autorité nécessaire d’une responsable ?

Marie-Thérèse Vaure
Je gérais la bibliothèque depuis déjà longtemps quand cette personne a été embauchée. Au départ nous avions besoin d’un personnel salarié car la bibliothèque prenait beaucoup d’ampleur et je ne suffisais plus, même aidée par les autres bénévoles, à la totalité du travail. La commune s’est fait tirer l’oreille... Nous avons finalement obtenu quelqu’un en CES (1). C’est moi qui ai principalement assuré la formation de cette personne, d’abord en tant que tuteur de CES, puis spécifiquement sur le travail en bibliothèque. Mon autorité, pour répondre à votre question, s’est donc, dans ce cas de figure, imposée naturellement. Actuellement, ce poste de salarié est géré par l’association. La commune nous verse l’équivalent du salaire et des charges sous forme de subventions.

Jean-François Jacques
Dernier point de ce qui touche à la formation : la validation des acquis et de l’expérience... Il s’agit, me semble-t-il, d’un point important, car la reconnaissance de la qualification est un enjeu important de la relation. Nous l’avons vu, nombreux sont les bénévoles qui souhaitent tirer une reconnaissance sociale de leur activité bénévole. Peut-être en attendez-vous aussi une reconnaissance d’ordre professionnel ?
Avez-vous, les uns et les autres, des attentes en ce domaine, que vous soyez bénévole ou salariés ?

Jany Laurent
Je bénéficie régulièrement des formations de la BDP. Je me pose la question de la reconnaissance officielle que je peux avoir de ces formations. Cela peut-il s’intégrer dans le cadre d’une formation continue sous tutelle BDP ? Il faudrait mettre au point des modes officiels de reconnaissance des acquis de formation et des acquis de la pratique professionnelle. Pourquoi pas par l’intermédiaire de la BDP qui peut évaluer correctement le travail de chacun dans sa structure...

Rabbhia Chevalier
Je me suis intéressée à cette question de la validation des acquis. J’ai passé des concours d’assistant ; sans succès. La validation des acquis m’a semblé être un recours intéressant. Au niveau de la fonction publique territoriale, rien n’est pour le moment reconnu.
Au niveau de Mediadix (dans un cursus universitaire), il y avait la possibilité d’obtenir un tuteur et d’obtenir un DUT métiers du livre. Ce diplôme, lié à l’ensemble de mon parcours, ouvre-t-il les portes de l’emploi en terme de statut, en l’occurrence pour un passage en B ?

Jean-François Jacques
La réussite au concours est ici nécessaire...

Jany Laurent
On ne peut nier un sentiment de frustration quand on se trouve depuis le départ dans une structure en tant qu’agent du patrimoine et qu’on fait fonction d’assistant, sans avoir aucun moyen, hors concours, de faire reconnaître ses compétences.

Jean-François Jacques
Sur la question de la connaissance des publics, notamment en ce qui concerne les acquisitions, comment s’opère la remontée de l’analyse des besoins du public en direction de la BDP pour qu’elle puisse, au mieux, opérer ses acquisitions en adéquation avec la diversité des terrains ?

Jany Laurent

Nous faisons remonter à la BDP nos besoins en fonction des demandes exprimées par nos lecteurs ou des besoins repérés chez nos lecteurs. Nous participons également à des réunions internes à la BDP sur la question des acquisitions. C’est par ce type de rencontres qu’on met en contact les responsables des acquisitions à la BDP et tout ou partie des dépositaires.

Marie-Thérèse Vaure
Il y a une autre façon d’aborder le problème : dans nos structures, quand on a un minimum de budget d’acquisition, on acquiert ce qui nous est le plus demandé par notre public. Ensuite, il est très intéressant d’avoir un réservoir de livres alimenté par la BDP : on ne sait jamais quelle va être la prochaine demande de nos lecteurs. C’est vrai, il est difficile de faire nos acquisitions en fonction des acquisitions de la BDP, car on reste réciproquement dans l’ignorance des achats de chacun.

Jany Laurent
Dans ma structure, j’acquiers pour toutes les sections et dans tous les genres. Il n’est pas rare que je me sente incompétente en termes de documentaires adultes à caractère scientifique ou dans le secteur audiovisuel... Je m’appuie là entièrement sur le fonds de la BDP.

Rabbhia Chevalier
Pour ma part, je m’appuie sur des comités indépendants de la BDY, qu’on pourrait qualifier de relationnels : comité de lecture jeunesse, comité de lecture bande dessinée. La BDY, elle, propose un comité science-fiction, un comité CD-Rom et comité bande dessinée. Le problème est celui de l’éloignement géographique de la BDY. La solution serait peut-être de proposer de temps à autre des comités par secteurs géographiques.

Christian Genète
La BDP du Morbihan a mis son catalogue en ligne ; cela simplifie beaucoup les choses. Confrontés à une demande, nous voyons si le document est à la MDM, nous plaçons une réservation en sachant même où se trouve exactement le document. Ce qui est regrettable c’est qu’il n’y ait pas de transversalité : on ne peut passer un coup de fil à un collègue pour lui demander de nous faire venir le document qui est dans sa bibliothèque, près de chez nous.

Marie-Thérèse Vaure

Idem pour la Val-d’Oise... avec l’existence de navettes qui nous apportent les réservations et remportent les documents réservés chez nous, et ceci une fois par mois, on a fait beaucoup de progrès dans la circulation des documents pour la satisfaction des lecteurs.

Jean-François Jacques
Enchaînons, si vous le permettez, par votre place dans l’évaluation globale de l’activité départementale... Connaît-on bien et évalue-t-on correctement votre action ?

Jany Laurent
L’évaluation est chiffrée. Elle est statistique. Elle ne rend pas assez en compte de l’aspect humain de ce qui est mis en place au sein de la bibliothèque , qui est un lieu de culture, un lieu social essentiel en milieu rural. Je remercie d’ailleurs les collègues de la BDP qui s’intéressent aux animations et aux accueils que l’on peut faire : classes, centres aérés...

Jean-François Jacques
L’activité d’une association est-elle reconnue dans l’ensemble de l’action de la BDP ?

Marie-Thérèse Vaure
Maintenant oui... La BDP envoie à l’ensemble des dépositaires, quel que soit leur statut, les mêmes formulaires de statistiques. Il s’agit toujours de chiffres : horaires, prêts... La dimension humaine, c’est vrai, n’est pas prise en compte. Sans doute ne peut-elle pas l’être : il se passe des tas de choses en bibliothèque qui ne sont pas quantifiables.

Jean-François Jacques
Sur la question de la reconnaissance des équipements dans le réseau... J’ai l’impression que vous attendez beaucoup de la reconnaissance de l’autonomie des établissements dont vous vous occupez...

Jany Laurent
Ce qui m’a gênée dans l’intitulé de cette table ronde, c’est précisément le mot assistanat : je n’ai jamais considéré notre relation avec la BDP comme un assistanat. Il s’agit d’un travail de collaboration sans création de dépendance. Rien ne nous est jamais imposé. La décision nous appartient toujours.

Rabbhia Chevalier

Nous aussi, nous sommes dans la partenariat et la complémentarité, et non dans l’assistanat. La BDY n’est pas toujours à mon chevet, mais je reconnais que j’ai besoin d’elle, j’ai besoin de ce service culturel départemental qui vient en complément des moyens d’une petite commune.

Jean-François Jacques
Dans votre relation avec la BDP quels sont les lieux et les moyens du dialogue ?
Jean-François Jacques

Marie-Thérèse Vaure
Dans le Val-d’Oise, nous avons une réunion annuelle de dépositaires ; elle est importante : nous récoltons beaucoup d’informations en provenance du Conseil général et de la BDP, mais nous émettons aussi des questions et des demandes qui sont souvent bien prises en compte.

Il y a également le journal, Lire en Val-d’Oise, dans lequel on peut faire passer article ou informations.
Enfin il y a l’organigramme de la BDP... en fonction de vos questions vous décrochez votre téléphone ou vous envoyez un mail. Il y a toujours, à la BDP, une grande disponibilité à notre égard.

Jany Laurent
Je n’ai pas grand-chose à ajouter... Chez nous, dans l’Aisne, les choses se passent aussi très simplement. Le contact par téléphone est immédiat, chaleureux et efficace.

Christian Genète
Tout va bien également dans le Morbihan !... Je regrette juste la disparition des réunions de secteur que nous avons connues, dans le temps... On mangeait bien, on discutait bien aussi. Nous ne pouvons pas organiser nous mêmes ce genre de rencontre : il faut une médiation institutionnelle.


Notes

(1) CES : Contrat emploi solidarité. Contrat aidé par l’Etat pour une collectivité ou une association employeurs. Ce contrat débouche souvent sur un Contrat d’emploi consolidé, de 5 ans maximum. Il s’agit encore d’un contrat aidé par l’Etat dont les charges et le salaire sont progressifs pour l’employeur (note de l’éditeur).

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